« Hors Île-de-France, la Région a finalisé le plus important et le plus ambitieux contrat de concession ferroviaire de France. Cela représente un vrai défi, pour la circulation à venir de plus de 1 500 trains par semaine, soit 35% du trafic TER des Hauts-de-France. » Christophe Coulon, vice-président en charge des mobilités, des infrastructures de transport et des ports, ne cache pas sa satisfaction à l’annonce de la finalisation de l’ouverture à la concurrence de la gestion et de l’exploitation des « dessertes parisiennes ». Ces lignes ferroviaires, qui maillent le réseau TER depuis Calais, Beauvais, Maubeuge, Laon ou Amiens, relient toutes la plus grande gare européenne en termes de fréquentation : Paris-Nord.
Dessertes parisiennes : les lignes concernées
Réunie en Commission permanente 28 mai 2026, la Région a décidé d’attribuer ce contrat de plus de 3 milliards d’euros de charges d’exploitation à SNCF Voyageurs. Cet accord inédit, d’une durée de 10 ans et 6 mois, dont 9 années d’exploitation effective, aura un impact direct pour les habitants des Hauts-de-France, en particulier pour leurs déplacements quotidiens vers l’Île-de-France.
L’ensemble des lignes TER à destination de Paris-Nord – Beauvais-Paris, Laon-Paris, Calais/Lille/Amiens-Creil-Paris, Cambrai/Maubeuge/Saint-Quentin-Compiègne-Paris, ainsi que les dessertes Lille-Paris – sont concernées ! « Ce contrat, qui engage les 10 prochaines années d’exploitation de ces lignes si importantes pour les usagers quotidiens du train, est le résultat d’une démarche au long cours. Aujourd’hui s’ouvre une période de mise en exploitation de 18 mois, avant le démarrage effectif du service début 2028, continue Christophe Coulon. Et l’avenir n’est pas oublié : la future desserte ferroviaire vers la gare de Roissy, dont la mise en service est prévue en 2029, est inclue au contrat.«
Ouverture à la concurrence : ce que ça change
Avec ce contrat XXL, l’offre de transport sur le réseau TER des Hauts-de-France va monter en puissance : 1 558 trains circuleront par semaine au service annuel 2028, soit 143 trains supplémentaires par semaine par rapport à 2024. Mieux : 103 rames récentes seront mises à disposition pour assurer les liaisons vers Paris-Nord.
Dans le même temps, SNCF Voyageurs va être soumis à des obligations de résultats nouvelles et clairement établies :
- une exigence de régularité au même niveau que celui attendu pour l’Étoile d’Amiens, soit 98,5% des trains à l’heure en gare d’arrivée ;
- des pénalités accentuées en cas de trains supprimés, avec une majoration de 50 % en heure de pointe ;
- des objectifs de sûreté et de lutte contre la fraude renforcés, couplés avec l’installation de portiques de contrôle des billets sur les quais de Paris-Nord dès 2028, puis à Creil dès 2030.
« C’est tout l’intérêt de l’ouverture à la concurrence : nous avons pu tout remettre à plat, relever nos niveaux d’exigence pour améliorer concrètement le service rendu aux voyageurs, conclut Christophe Coulon. Sur ces lignes essentielles vers Paris-Nord, nous voulons plus de trains, plus de régularité, plus de sûreté et plus d’exigence vis-à-vis de l’exploitant. La Région garde le pilotage du service public ferroviaire et fixe un cadre clair : les habitants doivent pouvoir compter sur un service plus fiable, plus lisible et plus performant.«
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