Covoiturage : la Région affine sa stratégie – Région Hauts-de-France

Une pratique en plein essor

Lignes de covoiturage, aires dédiées, plateformes de mise en relation, campagnes d’incitation… Dans les Hauts-de-France, le covoiturage se développe vite, porté par des initiatives locales variées. Au point de placer la région au premier rang national, pour le volume de trajets incités via des plateformes.

Mais ces projets dépassent souvent le périmètre d’une seule collectivité. Lors de l’élaboration des Contrats opérationnels de mobilité (COM) et des Plans d’actions en faveur de la mobilité solidaire (PAMS), les Autorités organisatrices de la mobilité (AOM) locales ont donc exprimé une attente forte : disposer d’un cadre d’intervention lisible et d’un appui stratégique. La Région y répond en tant qu’AOM régionale compétente pour les services de mobilité partagée d’intérêt régional.

Une Région cheffe de file, aux côtés des territoires

C’est le premier volet de la stratégie : la Région agit en cheffe de file et coordinatrice, et n’a pas vocation à se substituer aux maîtres d’ouvrage locaux. Elle retient pour cela un principe, la « délégation contrôlée ». Tout projet de covoiturage relevant de l’intérêt régional, en particulier lorsqu’il dépasse le territoire d’une seule AOM, lui est soumis avant sa mise en œuvre.

Deux critères guident sa décision :

  • l’intérêt régional du projet : répondre à un besoin de mobilité non couvert et s’inscrire dans les objectifs régionaux ;
  • la complémentarité avec les transports collectifs existants : aucune concurrence avec le TER et les cars interurbains.

Une fois le projet validé, la Région propose un cadre juridique adapté : convention de délégation de compétence ou accord de coopération. Premier exemple concret : la ligne de covoiturage Calais-Dunkerque, dont la mise en service est envisagée à l’horizon 2027 et pour laquelle la Région travaille déjà à la convention.

Un plan régional en cinq axes

Second volet : la Région lance l’élaboration d’un Plan régional de développement du covoiturage. Son chantier central est le schéma régional des aires de covoiturage, construit avec les partenaires, notamment les Départements. La Région établit le diagnostic, harmonise l’offre et identifie les manques ; la réalisation des aménagements reste du ressort des gestionnaires de voirie.

Ce plan proposera aux AOM un cadre de référence commun, articulé autour de cinq axes :

  • développer et valoriser un réseau d’infrastructures : schéma régional des aires, référentiel d’aménagement, places dédiées dans les pôles d’échanges multimodaux ;
  • promouvoir et animer la pratique en s’appuyant sur des relais locaux : AOM, Syndicat mixte des mobilités des Hauts-de-France (SMHdF), mais aussi entreprises, CCI et Déclic Mobilités
  • s’appuyer sur des outils de mise en relation performants, à commencer par la plateforme publique PassPass Covoiturage ;
  • faciliter la complémentarité avec les autres modes : calculateurs d’itinéraires multimodaux, tarifications combinées à l’étude, notamment pour les abonnés TER ;
  • favoriser l’innovation et l’expérimentation : lignes de covoiturage, covoiturage spontané.

Covoiturer, c’est aussi préserver son pouvoir d’achat

Au-delà de la mobilité, le covoiturage est un outil concret de préservation du pouvoir d’achat. Le principe est inscrit dans le Code des transports : le conducteur ne fait pas de bénéfice, les frais sont partagés. Résultat : un budget transport allégé, en particulier dans les zones peu desservies par les transports en commun.

Les bénéfices pour les usagers sont multiples :

  • le partage des coûts : carburant, péages, usure du véhicule ;
  • un tarif inférieur à celui d’un trajet effectué seul en voiture ;
  • des trajets domicile-travail optimisés, premier gisement de covoiturage.

Bon à savoir : la plateforme publique PassPass Covoiturage, portée par le SMHdF, met en relation conducteurs et passagers gratuitement et sans commission, dans les cinq départements de la région.
En faisant du covoiturage une priorité régionale, les Hauts-de-France offrent à leurs habitants une alternative de mobilité économique. Elle s’inscrit dans la feuille de route rev3, au titre du report modal.

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​Catégorie : Actualités, transport