Paris-Roubaix : le mythe du Carrefour de l’Arbre – Région Hauts-de-France

Les amateurs de Paris-Roubaix ne s’y trompent pas : le Carrefour de l’arbre porte une partie de la gloire de cette « classique » cycliste nordiste.
Pas autant peut-être que la fameuse Trouée d’Arenberg, l’arrivée sur le célèbre vélodrome de Roubaix ou la remise du fameux pavé au vainqueur. Mais, pour celles et ceux qui l’ignorent, le Carrefour de l’Arbre possède lui aussi son histoire.

Un secteur pavé incontournable

Secteur pavé long d’environ 2,1 km, c’est un incontournable du tracé de Paris-Roubaix depuis 1980. Situé sur les communes de Camphin-en-Pévèle, Baisieux et Gruson, il est un lieu symbolique de la célèbre bataille de Bouvines (victoire du roi de France Philippe II Auguste, le 27 juillet 1214, face à une coalition menée par l’empereur Othon IV et ses alliés). C’est un clin d’œil également plus contemporain au Café de l’arbre, bâtiment perdu au milieu des champs, devenu depuis restaurant (et même un gastronomique étoilé au Michelin de 2012 à 2017) et où les spectateurs se massent en nombre.

Fatigue et stratégie de course

Sur le plan sportif, ce secteur pavé est caractérisé par son niveau de difficulté élevé (classé 5 étoiles), en faux plat montant avec des pavés irréguliers, en particulier dans sa première moitié. Situé à 16 km de l’arrivée, alors que la fatigue des coureurs se fait évidemment sentir, ce profil le rend bien souvent décisif dans le succès final. Un secteur souvent craint, comme en témoigne la canadienne Alison Jackson, victorieuse sur l’édition féminine 2023, pour qui « c’est clairement le passage le plus difficile. Avec ses virages en « S », il faut relancer, c’est un secteur vraiment dur, c’est long et nous approchons de la fin de la course ».
Président du comité régional de la Fédération française de cyclisme, Pascal Sergent conforte l’idée : « La légende dit que le vainqueur de Paris-Roubaix est celui qui passe l’Arbre en premier. Sans aller jusque-là, c’est en tout cas un secteur réellement stratégique connu des coureurs. C’est une course d’usure où tous les efforts se payent à un moment, avec des passages « d’écrémage » comme Troisvilles, la Trouée d’Arenberg, le Pavé d’Orchies… et donc le Carrefour de l’Arbre, qui est le dernier gros secteur du parcours ».

Décisif aussi en 2024 ?

La victoire de plusieurs éditions s’est jouée précisément sur ce secteur. Pas besoin de remonter bien loin pour le confirmer : sur la dernière édition 2023, chez les hommes, John Degenkolb (qui finira 7ᵉ) y a chuté après avoir heurté Mathieu van der Poel, et Wout Van Aert (qui finira 3ᵉ) a crevé alors qu’il était parti seul en tête. C’est le Néerlandais Van der Poel qui en a, au final, profité pour sortir en tête et décrocher la victoire. Bis repetita le 7 avril prochain ?

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​Catégorie : Actualités, patrimoine, sport, tourisme

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