Halloween sans bonbons, c’est un peu comme Lille sans gaufres : impensable ! Dans les Hauts-de-France, on ne se contente pas de friandises industrielles, ici, on a du goût et du caractère. Entre les véritables bêtises de Cambrai qui collent un sourire aussi vite qu’elles collent aux dents, les chiques de Valenciennes, les nougats de Montreuil-sur-Mer ou encore les caramels de Berck, chaque bonbon raconte un morceau de notre terroir. En plus, ils sont parfaits pour remplir ton seau à friandises ou ton stock personnel (qu’on garde jalousement devant un bon film d’horreur). Alors, ce soir, laisse-toi ensorceler par la douceur sucrée des Hauts-de-France !
5 idées de sorties d’Halloween dans les Hauts-de-France :
- Le Parc Astérix (Plailly) « Peur sur le Parc » revient avec ses maisons hantées, ses monstres et ses spectacles nocturnes. Frissons garantis pour toute la famille !
- La Citadelle d’Arras – L’événement « Arras Horror Show » transforme la citadelle en labyrinthe de terreur grandeur nature. À faire si tu aimes sursauter !
- Le Château de Chantilly – le château sera décoré façon manoir hanté, avec animations pour enfants, ateliers citrouilles et visites guidées à la lanterne.
- Nausicaá à Boulogne-sur-Mer – Pour une ambiance plus douce : observation nocturne des requins et animations spéciales Halloween.
- La forêt de Saint-Amand-les-Eaux – Randonnée nocturne « La Nuit des Sorcières », avec conteurs, lanternes et dégustation de bonbons régionaux en fin de parcours.
Que tu sois amateur de frissons, de contes ou simplement de douceurs sucrées, Halloween dans les Hauts-de-France a tout pour te régaler. Entre les traditions gourmandes et les sorties ensorcelantes, la région prouve une fois encore qu’elle sait mêler convivialité, créativité et savoir-faire local. Alors, enfile ton plus beau costume, sors ton seau à friandises… et prépare-toi à croquer la magie des Hauts-de-France à pleines dents !
Et si Halloween avait des racines en Hauts-de-France ?
Récemment importée des États-Unis, la fête d’Halloween présente des similitudes troublantes avec l’une des plus anciennes traditions du Nord et des Flandres, célébrée le 10 novembre en particulier à Dunkerque et puisant son origine à Amiens : la Saint-Martin.
À Dunkerque et dans de nombreuses communes des Flandres, c’est une tradition bien établie : autour du 10 novembre, à la tombée de la nuit, des ribambelles d’enfants costumés défilent dans les rues avec des lanternes à la main, certaines sculptées le plus souvent non pas dans des citrouilles, mais dans des betteraves. Le long de leur parcours, sonnant parfois aux portes des maisons, ils se voient distribuer par les habitants des spéculoos, des brioches et des friandises : c’est la Saint-Martin !
Une légende qui prend sa source à Amiens
Si ce personnage emblématique de la chrétienté est particulièrement fêté en Hauts-de-France, c’est certainement parce que c’est à Amiens, la capitale Picarde, qu’il partagea son manteau avec un pauvre aux portes de la ville en l’an 346, juste avant de se convertir au christianisme alors qu’il était légionnaire de l’armée romaine. C’est donc d’Amiens qu’il partit évangéliser l’ensemble de la Flandre, drainant dans son sillage toutes sortes de légendes plus ou moins miraculeuses…
Un temps tombé en désuétude, mais connaissant depuis quelques décennies un vrai regain, cette fête fait en effet référence à la légende selon laquelle Saint-Martin, venu porter la bonne parole dans la région de Dunkerque, y aurait perdu son âne dans les dunes. Partis à la recherche de l’âne, tous les enfants du pays l’auraient retrouvé et, pour les remercier, Saint-Martin aurait transformé les crottes de l’animal en brioches afin de leur distribuer.
Deux traditions très proches
Rien de commun, à première vue, avec la fête d’Halloween qui célèbre le culte des morts-vivants, de l’étrange et des zombies. Sauf qu’à y regarder d’un peu plus près, beaucoup voient dans la réapparition de l’âne de Saint-Martin, d’abord préjugé mort, un symbole de la frontière ténue entre le monde des morts et des vivants. Une signification encore accentuée par la transformation des excréments de l’âne, matières mortes et repoussantes, en délicieuses brioches sucrées données aux enfants, symboles de vie et de douceur.
Alors l’américaine Halloween puiserait-elle quelques racines dans la nordiste Saint-Martin ? Difficile de l’établir avec certitude, mais il est certain que ces deux traditions, par leur proximité dans le calendrier, leurs symboles et leurs façons de se manifester dans les rues, ne sont pas sans présenter de nombreuses similitudes.
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